Le préjudice d’agrément : ne plus pratiquer son sport
Le préjudice d’agrément est l’un de ces termes juridiques qui semblent froids et lointains, alors qu’il touche à ce qu’il y a de plus intime dans une vie. Il désigne l’impossibilité, totale ou partielle, de continuer à pratiquer une activité de loisir ou de sport que l’on aimait avant l’accident. Pour beaucoup de victimes, c’est un poste de préjudice essentiel, et pourtant il est trop souvent oublié dans les propositions des assureurs.
Ce que recouvre exactement le préjudice d’agrément
Il ne s’agit pas seulement du sport de haut niveau. Le préjudice d’agrément englobe toutes les activités qui faisaient le sel de la vie : le football du dimanche, la randonnée en montagne, le jardinage, la danse, la peinture, les voyages, la simple promenade à vélo avec les enfants. Tout ce qui procurait du plaisir, du lien social, de l’équilibre, et que l’accident a emporté.
Comment il est évalué
Lors de l’expertise médicale, le praticien doit décrire précisément les activités que la victime ne peut plus pratiquer, ou qu’elle pratique avec difficulté. Plus l’activité était importante dans la vie de la victime, plus le préjudice est reconnu. Un rapport d’expertise qui se contente d’une mention générique affaiblit considérablement le dossier : il faut lister, décrire, quantifier la perte.
Pourquoi les assureurs le minimisent
Le préjudice d’agrément est un poste subjectif, difficile à chiffrer, et c’est précisément pour cela que les assureurs tentent de le réduire à la portion congrue, voire de l’ignorer. Ils savent que les victimes isolées ne sauront pas le réclamer. La jurisprudence, elle, le reconnaît largement, y compris pour des activités modestes, dès lors que leur pratique régulière est démontrée.
Les justificatifs qui font la différence
Licences sportives, photos de compétitions, attestations d’entraîneurs, adhésions à des clubs, tickets de séances, témoignages de proches : tout ce qui prouve la pratique régulière d’une activité avant l’accident renforce le dossier. C’est un travail de documentation qui demande du soin, et qui se prépare idéalement avec un avocat.
Un poste à ne jamais négliger
Que la victime soit un sportif confirmé ou un jardinier du dimanche, le préjudice d’agrément mérite d’être pleinement indemnisé. Au cabinet Ellipsis, nous aidons les victimes à documenter ces pertes et à les faire reconnaître. Le premier échange est gratuit, au 01 30 74 70 50, pour évaluer ensemble l’ensemble des préjudices, y compris ceux que l’on n’ose pas toujours évoquer.