Le préjudice sexuel après un accident
Le préjudice sexuel est sans doute le préjudice le plus difficile à évoquer pour une victime d’accident. Il touche à l’intimité, à l’identité, à la vie de couple. Pourtant, il est parfaitement reconnu par le droit français, et il doit être indemnisé. En parler, c’est se donner les moyens d’obtenir une réparation complète.
Ce que recouvre le préjudice sexuel
Le préjudice sexuel désigne l’atteinte à la vie sexuelle de la victime : perte de libido, troubles de l’érection, douleurs pendant les rapports, impossibilité de rapports, perte du plaisir, mais aussi l’impact psychologique sur la relation de couple. Il est reconnu par la nomenclature Dintilhac comme un poste de préjudice autonome.
La difficulté d’en parler à l’expert
Beaucoup de victimes n’osent pas aborder ce sujet lors de l’expertise médicale, par pudeur ou par gêne. C’est une erreur : l’expert ne peut évaluer que ce qui lui est décrit. Il est essentiel de dépasser cette gêne, éventuellement avec l’appui d’un avocat ou d’un médecin conseil, pour que le préjudice soit documenté.
Le rôle des spécialistes
Un avis de sexologue, de psychologue ou de spécialiste peut être sollicité pour objectiver le préjudice sexuel. Ces expertises spécialisées renforcent le dossier et permettent une évaluation juste du préjudice.
L’indemnisation du préjudice sexuel
Les montants accordés pour le préjudice sexuel varient considérablement selon la gravité : de quelques milliers d’euros pour des troubles mineurs à des sommes très importantes pour une perte totale de la vie sexuelle. La jurisprudence reconnaît aussi le préjudice d’établissement lorsque la vie familiale est compromise.
Un accompagnement bienveillant
Le cabinet Ellipsis aborde ces questions avec délicatesse et professionnalisme, pour que chaque préjudice soit reconnu. Premier échange gratuit au 01 30 74 70 50, dans le respect de votre intimité.