Séquelles psychologiques : un poste à part entière
Après un accident, on parle beaucoup des blessures physiques, des fractures, des hospitalisations. On parle beaucoup moins des séquelles psychologiques, qui sont pourtant souvent les plus lourdes à porter. Anxiété, troubles du sommeil, cauchemars, phobies, dépression, syndrome post-traumatique : ces souffrances invisibles sont de véritables préjudices, et elles doivent être indemnisées comme telles.
Des séquelles aussi réelles que les blessures physiques
Les séquelles psychologiques ne se voient pas sur une radio, mais elles altèrent profondément la vie de la victime. L’incapacité à reprendre le volant, la peur panique de traverser une rue, l’évitement de tout ce qui rappelle l’accident, les nuits entrecoupées de cauchemars : autant de manifestations d’un préjudice réel, documenté par la psychiatrie et reconnu par la jurisprudence.
Comment les faire reconnaître à l’expertise
Le médecin expert doit évaluer les séquelles psychologiques au même titre que les séquelles physiques. Encore faut-il qu’elles soient documentées. Un suivi par un psychiatre ou un psychologue, des comptes rendus de consultations, un traitement médicamenteux : tous ces éléments renforcent le dossier. Sans trace écrite, l’expert ne peut pas évaluer ce qu’il ignore.
Les postes de préjudice concernés
Les séquelles psychologiques impactent plusieurs postes : le déficit fonctionnel, les souffrances endurées, parfois le préjudice d’agrément quand les activités sociales sont abandonnées, et le préjudice professionnel quand la victime ne peut plus exercer. Le retentissement psychologique est aussi pris en compte dans l’évaluation globale de la consolidation.
Le syndrome post-traumatique, un cas particulier
Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est une pathologie reconnue, avec ses propres critères diagnostiques. Il survient après un événement traumatique et se manifeste par des reviviscences, des évitements et une hypervigilance. Sa reconnaissance par l’expert ouvre droit à une indemnisation spécifique, qui peut être significative.
Ne restez pas seul avec ces souffrances
Les victimes hésitent souvent à évoquer leurs séquelles psychologiques, par pudeur ou par peur de ne pas être crues. C’est une erreur : ces préjudices sont indemnisables, et les tribunaux les reconnaissent largement. Le cabinet Ellipsis vous écoute et vous accompagne, dans le respect de votre vécu. Premier échange gratuit au 01 30 74 70 50.