L’assistance par une tierce personne après un accident
Après un accident grave, il arrive que la victime ne puisse plus accomplir seule les gestes de la vie quotidienne. Se laver, s’habiller, cuisiner, se déplacer : autant de gestes simples devenus impossibles. Pour compenser cette perte d’autonomie, la victime a besoin d’une tierce personne, et ce besoin doit être indemnisé. C’est un poste de préjudice majeur, souvent sous-évalué.
Qu’est-ce que l’assistance par une tierce personne ?
C’est l’aide apportée à la victime pour les actes de la vie courante, qu’elle soit fournie par un professionnel (auxiliaire de vie, aide-soignante) ou par un proche (conjoint, parent, enfant). La jurisprudence reconnaît ce poste dans les deux cas : même lorsque l’aide est apportée gratuitement par la famille, elle ouvre droit à indemnisation, sur la base du coût d’une aide professionnelle.
Une indemnisation qui court sur toute la vie
Le point essentiel, c’est la durée. L’aide est due pendant la période d’hospitalisation et de convalescence, mais aussi, en cas de séquelles définitives, pour le restant de la vie de la victime. Le calcul se fait alors par capitalisation : le coût annuel de l’aide est projeté sur l’espérance de vie, ce qui peut représenter des sommes considérables, parfois plusieurs centaines de milliers d’euros.
Comment le besoin est-il évalué ?
Le médecin expert fixe le nombre d’heures d’aide nécessaires par jour ou par semaine, en fonction des séquelles. Pour les victimes les plus lourdement handicapées, l’assistance peut être continue, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ce chiffrage médical est déterminant : un rapport d’expertise trop prudent, qui sous-estime les heures nécessaires, amputera l’indemnisation pour toujours.
Les erreurs qui coûtent cher
La première erreur, c’est de ne pas demander l’aide d’une tierce personne alors qu’elle est manifestement nécessaire, par pudeur ou par volonté d’indépendance. La seconde, c’est d’accepter un nombre d’heures insuffisant lors de l’expertise. La troisième, c’est d’oublier les congés payés de l’aidant professionnel, qui majorent le coût annuel. Ces détails techniques changent tout au final.
Un chiffrage qui demande un professionnel
L’évaluation de l’assistance par tierce personne mobilise des connaissances précises : coûts horaires du marché, taux de charges, capitalisation, actualisation. Un avocat spécialisé s’appuie sur ces références pour défendre un chiffrage juste. Le cabinet Ellipsis accompagne les victimes dans cette évaluation, et notre premier échange est gratuit, au 01 30 74 70 50.